Carnet De Bord, le blog qui voyage entre Rhône et Saône, au cœur de l'actualité culturelle et artistique.

Wallace Shawn, Fever. (THEATRE)


Simona Maïacanescu dans Fever.
J'adore que l'on me raconte des histoires. Ce genre d'histoires qui demandent un temps de mise en place, ces histoire que l'on prévoit de se faire raconter. Des histoires drôles, tragiques, sensibles, injustes, tirées de livres le plus souvent. Et pourquoi pas pour ce soir, une histoire tout droit venue des planches ? De la scène ? Pour le public lyonnais installé dans la Célestine (salle de théâtre). Oui pourquoi pas une histoire improvisée pour nous et pourtant bien répétée pour sa conteuse, Simona Maïcanescu.
La femme arrive d'un côté doucement, douce, puis prend place, debout devant nous. Pendant près d'une heure trente, la femme garde la même position. Elle ne peut en changer, sauf pour enlever son manteau, se mettre à nue pour raconter un instant plus qu'une histoire mais la vérité. Ceci n'arrive qu'à la fin du spectacle. Avant cela, nous est conté, non sans humour, le constat de l'attachement est perçu avec les interventions spontanées de la femme. Cet attachement se dresse sur les valeurs accordées à l'argent, au pouvoir, au partage des richesses. Dans cette histoire, nous voyageons, nous relisons Marx, nous rencontrons les amis de cette femme et les personnes qu'elle-même rencontre pendant son histoire.
Par la justesse des termes, du jeu, des enjeux et des thèmes de cette oeuvre, il ne nous reste que deux choses à faire :
  • acheter le Capital de Marx en pensant à l'auteur, l'éditeur, le scripte, l'imprimeur, le libraire, qui ont permis l'acheminement du livre à nous.
  • Retourner voir, entendre, vivre Fever une seconde fois.