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| Simona Maïacanescu dans Fever. |
La femme arrive d'un côté
doucement, douce, puis prend place, debout devant nous. Pendant près
d'une heure trente, la femme garde la même position. Elle ne peut en
changer, sauf pour enlever son manteau, se mettre à nue pour
raconter un instant plus qu'une histoire mais la vérité.
Ceci n'arrive qu'à la fin du spectacle. Avant cela, nous est conté,
non sans humour, le constat de l'attachement est perçu avec les
interventions spontanées de la femme. Cet attachement se dresse sur
les valeurs accordées à l'argent, au pouvoir, au partage des
richesses. Dans cette histoire, nous voyageons, nous relisons Marx,
nous rencontrons les amis de cette femme et les personnes
qu'elle-même rencontre pendant son histoire.
Par la justesse des
termes, du jeu, des enjeux et des thèmes de cette oeuvre, il ne nous
reste que deux choses à faire :
- acheter le Capital de Marx en pensant à l'auteur, l'éditeur, le scripte, l'imprimeur, le libraire, qui ont permis l'acheminement du livre à nous.
- Retourner voir, entendre, vivre Fever une seconde fois.
