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| Tarantism, J. Koester. |
Au début du parcours, de
longs panneaux de planches de bois nous font face. Ils semblent à la
fois nous guider vers un espace caché, dissimulé tout en freinant
le spectateur qui ne sait dans quelle immersion il sera plongé. Il
s'agit en effet d'une immersion, et ceci paraît compréhensible dès
le franchissement de ces « barrières » naturelles.
Variations of incomplete open cubes, support vidéo, nous
accueille alors et un sentiment de frustration en découle. Inspiré
des cubes blancs que propose l'artiste minimaliste Sol LeWitt, deux
mains sont mises en scène et tentent dans une fragmentation totale
de joindre une structure cubique également. Tension et frustration
s'en dégagent et nous laissent dans une position tout à fait
inconfortable mais néanmoins nécessaire pour sentir ce basculement
entre rationalité et irrationalité que nous propose Joachim
Koester.
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| Variations Of Incomplete Open Cubes, J. Koester. |
Tout au long du parcours
il s'agira d'expérimenter. Des structures en bois ponctuent un réel
cheminement qui, divisé selon les différentes salles, semble
pourtant n'être qu'un seul espace nocturne permettant de vivre
pendant un temps différentes expériences. Le Haschiche, les
sciences de l'occulte, le chamanisme et autres recherches mentales,
sensibles et physiques sont interrogés et retravaillés selon des
concepts propres à l'artiste. À certains moments de l'exposition,
il peut d'ailleurs arriver que l'on se trouve aspiré dans ce rituel
d'initiation.
Tarantism nous invite à rejoindre une danse
décomposée et à n'écouter que son corps et ses tiraillements. La
femme qui explore le site de l'abbaye de Thelema dans
one+one+one,
nous plonge également dans un univers mystérieux, que l'on cherche
tout comme elle à découvrir. Des photographies
accompagnent les supports vidéo ainsi que des installations en bois.
Un voyage à effectuer seul ou accompagné sans se soucier de la
durée, car le temps passé dans cet univers mérite d'être vécu
réellement et longtemps.