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"Greatest hits", de Robert Combas au MAC-Lyon. (EXPOSITION)

Dans la série « Avez vous déjà vu..? » voici Robert Combas !

Robert Combas investit les trois niveaux du MAC-Lyon en exposant près de 600 œuvres sur 3000m2. Cette rétrospective a lieu du 24 février au 15 juillet et se présente sous forme d'un best of, avec les « greatest hits » de l'artiste. Robert Combas a toujours revendiqué les liens qu'entretiennent ses productions avec la musique. Une musique plutôt rock'n'roll d'ailleurs, en témoignent les playlists qui accompagnent le cheminement du public dans l'univers de l'artiste.
 
6e salle du premier niveau.
Ainsi, dès le début de l'exposition, nous sommes introduits dans son monde. Les œuvres sont présentées chronologiquement, des années 1970 à maintenant. D'ailleurs, l'atelier/studio de l'artiste est aménagé au milieu du parcours et lui permet de peindre devant le public et de fouetter les cymbales de sa batterie de façon à créer une musique électrique et convulsive ! Au dernier étage, une scène accueille également l'artiste pour des concerts tout aussi particuliers.
En ce qui concerne ses œuvres picturales, ces dernières sont illustrées par des textes écrits par l'auteur. Leur contenu est assez croustillant et la description qu'ils donnent de l’œuvre tout aussi expressive.

Black Gabrielle d'Estrée et sa 4e soeur cadette, 1985.
texte accompagnant l'oeuvre Black Gabrielle d'Estrée et sa 4e soeur cadette, 1985.
Cela peut plaire ou non, ce qu'il a de sûr, c'est que le public ne manquera pas de sourire ou de rire devant des productions plus ou moins fantasques ! La musique qui envoute certaines pièces est quant à elle très entrainante et l'on se trouve de cette manière réellement envahi par l'esprit de Robert Combas. Il est possible de se reposer à plusieurs reprise durant l'exposition en s'allongeant sur des coussins géants. Ceux-ci sont disposés autour d'une petite table proposant des casques musicaux pour écouter une longue playlist de titres sélectionnés par l'artiste. Bien-sur cela permet de décrocher quelque-peu des productions très insistantes, expressives et chargées de l'auteur mais il serait tout de même conseillé de parcourir les lieux en plusieurs fois.

Une telle quantité d'ouvrages mériterait d'être vue et revue à diverses reprises. Deux ou trois heures ne suffisent pas pour vivre cette expérience artistique, musicale et érotique (ou plus) !

Et pour le plaisir des oreilles : Egyptian Reggae des Modern Lovers qui titille nos oreilles dans la deuxième salle du premier étage.


Dorénavant, si l'on vous demande : « Avez-vous déjà vu... Robert Combas au Musée d'Art Contemporain de Lyon ? » Vous pourrez ainsi répondre : « Maintenant oui ! »