Carnet De Bord, le blog qui voyage entre Rhône et Saône, au cœur de l'actualité culturelle et artistique.

Il était une fois une action bénévole aux Inattendus.

1. Le festival.

De gauche à droite : H. Deiber, J.B Fribourg, M. Mc Guiness, A. Vozel.
Le festival Les Inattendus est organisé par l'association du même nom. Elle fut créée en 1995 et se propose d'explorer les champs de la pratique et de la création audiovisuelle. Pour cette huitième édition du festival, Maura McGuiness, collaborant avec les Inattendus depuis 1997, assure la coordination artistique aux cotés de Jérémy Gravayat, jeune réalisateur.

Une sélection de plus de 80 films courts et long-métrages sont à découvrir pendant plus d'une semaine du vendredi 20 au samedi 28 janvier. La présence de nombreux cinéastes ponctue l'évènement de rencontres variées et témoigne de l'éclectisme du festival quant aux sujets des films, leurs formes et leurs sujets. Indépendants et contemporains, leurs auteurs sont méconnus mais reconnus. Ils proposent des films parfois dérangeants, engagés mais reflètent avant-tout cette nouvelle génération de cinéastes qui ne demandent qu'à être entendus. Le festival leur en donne l'occasion, il n'y a donc aucune hésitation : allons les écouter... et en discuter avec eux, car le festival est avant-tout une magnifique opportunité pour échanger, partager une expérience unique autour de films parfois oubliés mais qui peuvent nous aider à mieux comprendre les enjeux politiques, sociaux et culturels actuels.

2. Les débuts.
Les premiers contacts avec l'association et ses membres se nouent par l'organisation de réunions. Les bénévoles sont conviés à partager un moment avec les organisateurs qui illustrent le festival en évoquant les saisons précédentes. Les bénévoles se présentent à leur tour et expliquent ce qu'ils souhaiteraient développer et quelles missions ils se verraient confier pour le bon déroulement du festival. pour ma part ce sera accueil des visiteurs et renseignements pour ces derniers en dehors des séances.
Affiche 2012 du festival.
Cette première rencontre avec les organisateurs est très éloquente quant à l'ambiance qui se dégagera du festival : intimiste et détendu. Les bénévoles sont réellement considérés comme des membres de l'équipe et cette reconnaissance permet de mettre en place une réelle osmose et complicité parmi ses membres. Nous gardons donc tous le contact et les premières actions seront nécessairement tournées vers la communication du festival. H. Deiber s'en charge par l'intermédiaire de son agence Quelle Com'. La distribution de flyers et les affiches à placarder sont aussi de la partie afin de toucher le plus large public possible ; pour cela, tout le monde met la main à la pâte !


3. Moteur... action... ça tourne !
La soirée d'ouverture était le vendredi 20 janvier. Un apéritif prévu à 19h et allait ainsi permettre aux visiteurs de rencontrer l'équipe, discuter avec elle mais également de se familiariser avec les lieux. En effet, le théâtre de l'Elysée, reconverti pour cet évènement en lieu d'accueil pour les cinéphiles reçoit chaleureusement le spectateur comme nous devions le faire nous aussi de notre côté. Pendant une semaine, il est possible de s'installer tranquillement sur les canapés (très confortables !), une buvette et un coin repas se chargent des plus assoiffés et affamés. Petite originalité : un bar à son où l'on prend place à une des tables pour commander... un son. Une fois la commande enregistrée, il ne reste plus qu'à écouter notre sélection en portant le casque sur nos oreilles.

Vendredi 20 janvier, soirée d'ouverture.
Pour nous les bénévoles, il s'agit d'arriver quelques temps en avance pour préparer l'accueil mais il n'est aucunement question d'un matraquage et d'un bombardement de l'information à chaque arrivée de visiteurs. De simples indications et aides pour comprendre le déroulement de la soirée sont suffisantes. Évidement, nous devons être à même de donner des explications plus complètes aux plus demandeurs. Par ailleurs, j'étais pour ma part chargée de la billetterie (bien que les séances soient gratuites et libre) en alternance avec d'autres bénévoles. Les billets distribués permettent de comptabiliser le nombre de visiteurs par séance. Nous accompagnons les personnes dans la salle pour les placer et quand la projection commence... deux options s'offre à nous : 
- visionner le film en haut de la salle, aux côté des projectionnistes (Le mercredi 25 avril fut d'ailleurs une soirée très symbolique pour notre histoire et notre présent avec au programme La Commune).
- retourner dans la salle et échanger, partager ou débattre d'idées avec d'autres visiteurs. 

4. The End.
Le festival se termine le samedi 28 janvier. La dernière séance se termine vers 22h30 et la nuit sera longue pour fêter la réussite et l'enthousiasme du public et de l'équipe durant cette huitième édition.
Le fait d'avoir été bénévole sur ce festival fut une expérience très enrichissante quant aux aspects relationnels des missions qui nous étaient confiées. Par nos propres connaissances et expériences, nous pouvions tous ensemble nous engager sur un projet commun et le faire grandir par chacun de nos apports. La poésie visuelle des différents films proposés pendant toute une semaine se transformait en poésie humaine dans cette équipe dynamique et engagée. Un rendez-vous Inattendu mais à vivre absolument !

Samedi 28 janvier, Soirée de clôture, remerciements.